Yes, O’ Can !

C’est finalement non loin de sa Drôme d’origine, sur la commune du Pouzin en Ardèche, que la société O’Can a trouvé le site idéal pour se développer en toute sérénité, tout près des rives du Rhône…un petit détail qui revêt toute son importance lorsque l’on sait  que  la société O’Can est justement spécialisée dans les travaux subaquatiques. Ardèche Développement a accompagné cette entreprise dans sa recherche de locaux tout en lui faisant bénéficier de son dispositif d’aide à la location.

 

O'Can en intervention

Intervention de la société O'Can sur un chantier fluvial

O’can ou lorsque Can se jette à l’eau…

Filiale du groupe Can, spécialisé dans les travaux aériens ou fluviaux  d’accès difficile, la société O’Can a été créée en 1987 sur un créneau très complémentaire aux activités de sa maison-mère: les travaux subaquatiques  d’accès difficile. Comme son homophone l’indique, O’Can est en effet spécialisée dans les travaux  de génie civil sous l’eau, en milieu industriel, réalisés par des scaphandriers (travaux techniques, travaux en eaux profondes, travaux de grappinage). L’entreprise a  également pour activité secondaire, la conception et la fabrication  de matériel hydraulique.

Préparation d'une intervention en milieu subaquatique

Un plongeur O'Can s'équipe

« Notre métier consiste d’abord à conduire des travaux, qu’ils soient de génie civil, de mécanique ou encore d’inspection vidéo » explique  Bertrand Delalle, son directeur général. « Notre spécificité, c’est de les réaliser sous l’eau, tout simplement…Nos salariés sont d’abord des ouvriers, de bons techniciens, astucieux, pleins d’ingéniosité, et dotés d’une grande capacité d’adaptation, avant d’être des scaphandriers, même s’ils doivent être à l’aise dans l’eau. Par expérience, je sais qu’on peut progresser sur ses capacités de plongeur, beaucoup moins sur ses capacités à être un travailleur manuel ».

L’entreprise O’can compte actuellement 25 salariés dont 15 plongeurs, et une quinzaine d’intérimaires en cette fin de saison sèche,  période  traditionnellement synonyme de forte activité puisqu’elle correspond à l’étiage des cours d’eau et du Rhône.

 

Un nouveau port d’attache doublé d’une aide à la location

C’est une croissance régulière qui a conduit l’entreprise à rechercher un nouveau site pour se développer. C’est donc sur la commune de Le Pouzin, dans la zone artisanale des Grilllotes, que la société  O’Can a choisi de poser ses scaphandres. Après avoir visité  plusieurs sites, proposés par Ardèche Développement, O’Can a finalement opté en mai pour un bâtiment de 2 400 m2, un site spacieux qui va lui permettre de fabriquer des pontons, des cloches , des barges et autres équipements…du matériel lourd que les équipes utilisent pour leurs interventions en eaux profondes.

Une aide à la location pour l'implantation d'O'can au Pouzin

Vue aérienne du bâtiment loué par O'Can

Dans le cadre de son implantation en Ardèche, la société a bénéficié du dispositif d’aide à la location du Département de l’Ardèche, représentant 10% des coûts de location sur 3 ans, aide adossée à la participation de la Communauté de communes Privas Rhône et Vallées. En effet, l’intervention du Département est  subordonnée à la participation de la collectivité locale d’implantation à hauteur d’au moins 10% de l’aide départementale. Cette nouvelle implantation doit s’accompagner de la création de 6 emplois dans les trois ans à venir.

« Notre activité nécessite toujours plus de matériels et d’équipements, ce qui suppose de disposer de l’espace nécessaire pour pouvoir le stocker et l’entretenir. Or, ce n’était plus le cas dans les locaux que nous partagions à Mirmande avec notre maison-mère. Nous avons donc fait le choix de déménager et de nous installer ici, où nous disposons de tout l’espace nécessaire pour nous développer » explique Bertrand Delalle.

Une entreprise  responsable et développement durable

Portrait du direcetur général d'O'can

M. Bertrand Delalle, Directeur général de la société O'can

Opérant sur des chantiers techniquement très exigeants, rien n’est laissé au hasard chez O’Can. Chaque ouvrier scaphandrier est ainsi toujours assisté de 2 personnes en surface : un aide-opérateur et un surveillant de plongée qui gère le temps de plongée, la profondeur, ainsi que les paliers de décompression. «Cette dimension de sécurité est évidemment primordiale », poursuit M. Delalle. «Elle nous a d’ailleurs conduits à demander et à obtenir la certification MASE (pour Manuel d’Amélioration de la Sécurité en Entreprise), l’équivalent en matière de sécurité de la certification ISO pour la qualité. Cette certification a un double objectif : constater notre capacité en termes de sécurité et nous obliger à une vigilance de tous les instants ».

En parallèle, O’Can est engagée dans une démarche volontariste en matière de développement durable en mettant en œuvre  une démarche  RSE – Responsabilité Sociétale d’Entreprises -, afin d’intégrer les  piliers du développement durable  dans toute la chaîne managériale de l’entreprise… Une démarche à laquelle les clients de la société sont très attentifs.

Un chantier d’exception sur un chaland antique daté  de 2 000 ans

C’est sur un chantier hors norme qu’O'can a pu révélé tout son professionnalisme et son savoir-faire! La société a en effet été retenue pour participer au renflouement d’un chaland à fond plat de 31 mètres de long , daté du 1er siècle, et

barge romaine du 1er siècle

Image de synthèse de la barge romaine dans l'ancien port antique d'Arles- Source Afp.com

immergé dans l’ancien port romain d’Arles, sur les berges du Rhône. C’est un exercice à hauts risques car pour pouvoir la remonter tout en préservant son excellent état de conservation,   il est prévu de découper la barge en plusieurs tronçons, sous l’eau et à l’égoïne, pour ne pas abîmer le bois. Auparavant, les scaphandriers O’Can, assistés par des archéologues, devront dégager l’épave du bateau romain de sa gangue de vase, des centaines de poteries, et des 27 tonnes  de pierres qui la protègent. Un véritable challenge pour cette entreprise qui ne craint pas de se mouiller!

Le chantier a débuté en avril dernier et doit s’achever prochainement,  à l’automne. Les éléments sont acheminés au fur et à mesure dans des sacs remplis d’eau vers un laboratoire spécialisé, à Grenoble, pour y subir un traitement à base de résine avant la lyophilisation des bois.  La barge sera ensuite  exposée dans une nouvelle aile du musée « Arles antique » en 2013.

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